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Ethereal Waves 

FRED H
Journaliste

Kirk Windstein

« Ethereal Waves » est une seconde escapade en solitaire réussie pour Kirk Windstein. Ne passez pas à côté.
10 titres
Metal
Durée : 45:07
Sorti le 04/10/2025
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Pendant très longtemps (en gros de 1991 à 2019), Kirk Windstein était essentiellement associé à Crowbar (son combo référence), à Down (le supergroupe formé avec Phil Anselmo et Pepper Keenan) et à Kingdom of Sorrow (son projet avec Jamey Jasta, le leader de Hatebreed et fondateur du label Perseverance Media Group). Et puis, début 2020, bien qu’actif musicalement depuis trente-cinq piges, le « Riff Lord » se lançait enfin en solitaire avec un premier effort baptisé « Dream In Motion ».

En cette fin 2025, le récent sexagénaire (en avril dernier) revient en solo avec « Ethereal Waves ». Pour l’épauler, le chanteur et auteur-compositeur a (r)appeler Duane Simoneaux pour la batterie, la gratte acoustique et les claviers ainsi que Vinnie LaBella à la six-cordes et la basse (un seul titre a été laissé au bassiste Jonny Gann).

Les morceaux de ces « Vagues Éthérées » possèdent toutes les caractéristiques de ce que aime/livre l’étasunien (quoique né dans le Middlesex en Angleterre) avec sa formation phare. On retrouve ses bases de sludge doom ('The Dawning', 'Rise From The Wreckage'). Hormis deux pistes plus « puissantes » ('A Sinners Truth', 'Crawling Lost'), l’ensemble est plutôt lourd, lent et sombre. Les riffs « made in Nouvelle-Orléans » sont rampants voire écrasants ('Ethereal Waves', 'Lord of Retribution').

Cela étant dit, pour alléger ses propositions, le meneur américain a agrémenté plusieurs chansons de subtiles cordes du plus bel effet ('Eulogy', 'Eternity's Call'). Et puis Kirk, c’est aussi ce chant envoûtant et ces paroles profondes qui vous hantent autant qu’ils vous embarquent ('Above All'). Sur son premier méfait, le frontman avait glissé une reprise Kirk-ifiée de Jethro Tull ('Aqualung'). Ici, notre sympathique barbu récidive avec une cover de The Beatles ('Eleanor Rigby'). Quoi que plutôt fidèle et respectueuse, sa version d’un des nombreux tubes des « Quatre garçons dans le vent » britanniques a été légèrement doom-isée.

En résumé, « Ethereal Waves » est une seconde escapade en solitaire réussie pour Kirk Windstein. Ne passez pas à côté.